Tout ce qu’il faut savoir sur le Plan Epargne Retraite Populaire

Face aux nouvelles mesures gouvernementales prises en matière de retraite, par la loi du 9 novembre 2010, rallongeant notamment la durée légale de cotisation, il devient de plus en plus important de prévoir, si l’on souhaite, par exemple, anticiper celle-ci, la constitution d’une épargne offrant alors l’opportunité de compléter ses revenus et de prévenir tout risque de se trouver dans le besoin, une fois cette période de la vie arrivée et pour laquelle chacun aspire à la plus grande sérénité. Le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP) s’inscrit donc dans cet objectif et permet ainsi d’économiser de l’argent qui sera ensuite, le moment venu, restitué sous la forme d’une rente viagère.

Instaurée par le décret du 21 avril 2004, cette solution peut être souscrite auprès d’une banque, d’une compagnie d’assurance, d’une mutuelle ou de quelque autre établissement financier, à condition d’être domicilié fiscalement en France et de n’en posséder qu’un seul et unique exemplaire. Les versements peuvent y être effectués de manière totalement libre, aussi bien en termes de montant qu’en termes de fréquence, ou bien de manière programmée, selon le choix de l’épargnant, au moyen de virements automatiques mis en place entre le compte courant et le PERP, garantissant ainsi une certaine régularité quant aux sommes déposées.

Ne pouvant, en principe, être débloqué qu’à partir de la date d’acquisition des droits à la retraite, ou de l’âge de 62 ans, celui-ci peut toutefois, dans certains cas, être perçu plus tôt par l’assuré, suite, par exemple, au décès de son conjoint ou de son partenaire pacsé, ou dans des situations rendant la satisfaction de ses besoins plus difficile, telles que le surendettement, la cessation forcée d’une activité non salariée découlant directement d’un jugement rendu prononçant une liquidation judiciaire, l’expiration des droits aux allocations chômage ou bien encore une invalidité, de 2e ou de 3e catégorie, faisant obstacle à l’exercice d’une profession.

Lorsque le bénéficiaire décède avant d’avoir pu profiter de son capital ainsi placé, les fonds sont alors versés, toujours sous la forme d’une rente, au conjoint survivant ou à une autre personne, dès lors que le souscripteur a désigné un nom différent dans le contrat, telle qu’un enfant, par exemple, afin de l’aider à financer ses études. Le capital du PERP peut aussi, dans le cadre de l’achat d’une résidence principale, être débloqué en une fois, avec cependant l’exigence conservée que l’épargnant ait bien atteint l’âge requis. La récente loi portant réforme des retraites a également apporté quelques changements au PERP qui prévoit désormais la possibilité d’une sortie en capital, lors du départ en retraite, même si celle-ci ne peut encore excéder 20 % des sommes totales épargnées.

Permettant, par ailleurs, d’ôter les cotisations versées du calcul annuel de l’impôt sur le revenu, le PERP se présente donc comme un dispositif tout à fait intéressant, même si cette déduction reste très encadrée, celle-ci devant être au minimum égale à 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale, sans excéder 8 fois cette même base, dans une limite globale de 10 % du revenu d’activité perçu au cours de l’année précédente.

Cet article a été publié le mercredi 24 mars 2010 à 11 h 55 min et est classé dans dossier. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.

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